Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
25 Mai 2013
La session plénière du Conseil Général de ce jour avait pour objet de voter le compte administratif.
Il s'agit, comme pour toute entreprise ou association de visiter l'exercice écoulé et en principe d'expliquer les écarts par rapport à notre prévisionnel initial, de les analyser et de justifier si besoin les choix politiques qui se sont opérés en cours d'année.
Si nous avons passé fin 2011, deux journées très chargées à décortiquer politique par politique et sous politique par sous politique les prévisions budgétaires, ce ne sont que quelques heures qui auront été consacrées à l'examen du budget réalisé (compte administratif) et je le regrette vivement !
Naturellement, nous n'échappons pas aux échanges politiciens ou idéologiques mais aussi sincères et engagés.
En voici un échantillon pour cette séance du 24 mai 2013.
Parmi les nominés je commencerai par le plus sage de tous et le plus expérimenté Alain Henri ; ses propos me touchent toujours tant sa sincérité et son indignation demeurent intactes ; malgré les années qui passent il ressent le besoin de dire tout haut (alors qu'il n'avait pas prévu de prendre la parole et promet à chaque fois de faire court ;-) !!! ) son exaspération face aux injustices d'une société qui n'offre pas à tous un minimum vital d'existence et de reconnaissance ; ses interventions sont au final de grands moments de fraîcheur! merci Alain de nous ramener sans cesse aux fondamentaux, mais cependant si la solution s'appelle Mélanchon, non merci !
Vient ensuite, Jean Claude Carra, spécialiste financier, il a pour marque de fabrique de ne pas faire de politique ou du moins se refuse à « l'encartement politicien » ; c'est une posture bien pratique qui permet ainsi de ne jamais être responsable de rien car soutien d'aucun décideur politique national ; son invitation à l’œcuménisme politique est d'avantage une provocation sans lendemain car il n'a pas la naïveté d'y croire ; c'est un authentique élu de Canton car dans aucune de ses interventions le nom de Brienon n'est oublié ! (« Jean Claude si tu me lis …. » ).
Je passe au banc d'en face, Gilles Pirman est de plus en verve et manie habilement le verbe et la flatterie, il joue du consensus pour mieux tacler au final la gauche; ce vendredi j'ai été étonné de l'entendre citer un engagement de François Hollande et d' en préciser le numéro ! Me voilà rassuré, si j'oublie mon « petit livre des 60 engagements de François Hollande » j'aurai un souffleur dans l’hémicycle.
Et cerise sur le gâteau, pour Alain Drouhin qui s'est lancé dans l'auto-flagellation, faisant acte de « repentance » : « nous aurions dû suivre nos collègues de gauche, hier pour réclamer les compensations » ! on est KO debout ! Il ne reste plus qu'à patienter quelques années pour espérer quelques autres repentances sur des sujets au cœur de l'actualité icaunaise de 2012 qu'il dit aujourd'hui « assumer » … patience alors!
Il en est ainsi des séances publiques avec présence de la Presse … ce sont les bons mots qui retiennent plus l'attention que l'examen fouillé des rapports ou des budgets ! On s'y prête tous, plus ou moins, à un moment ou à un autre … alors autant s'en amuser parfois !