Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
6 Septembre 2010
Demain, je serai aux côtés des manifestants, actifs et retraités, pour apporter mon soutien à une réforme qui ne règlera rien dans la durée.
Pour des raisons démographiques et économiques, notre système de retraite par répartition souffre, en l'état, d'un déséquilibre structurel. Pour le préserver, nous devons le réformer. Lors de la campagne présidentielle, Ségolène Royal a proposé la mise en œuvre immédiate d'une telle réforme en ouvrant avec les partenaires sociaux une négociation globale portant notamment sur la fixation d'un minimum de pension garantie s’approchant du SMIC, la revalorisation des petites retraites, la prise en compte du travail pénible et des charges de famille, l’augmentation de l’emploi des seniors, le mode de financement des régimes spéciaux, la remise à niveau du fonds de réserve des retraites.
Aujourd'hui, le Parti Socialiste, ne se contente pas de contester, mais propose des solutions et en particulier de nouvelles ressources, indispensables pour sauver le système des retraites.
Pour assurer l’équilibre du système, il faut mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025. Les socialistes proposent un plan complet qui permet d’atteindre l’équilibre :
* La mise à contribution des revenus du capital (bonus, stock-options, …) : 25 milliards d’euros.
* L’augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations patronales et salariales : 12 milliards d’euros
soit +0,1 point par an, entre 2012 et 2021.
* Des réformes de structure (emploi des seniors, retraite choisie) : 11 à 16 milliards d’euros.
Pour sécuriser le système et faire face aux imprévus, nous voulons porter le Fonds de réserve pour les retraites à hauteur
de 140 milliards d’euros en 2025, en l’alimentant par une majoration de 15% de l’impôt sur les sociétés des banques.