Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
20 Septembre 2013
Les discours lors des Foires à Auxerrexpo sont traditionnellement l’occasion de quelques emballements lyriques et politiques et tout particulièrement à l’approche d’échéances électorales importantes … c’est-à-dire presque à chaque fois, car les années sans élection c’est assez rare !
J’étais habitué à des échanges musclés à l’époque de Mrs Soisson et de Raincourt avec du contenu sur les projets, les stratégies, et des mots, des sujets qui captaient l’attention. C’était comme un jeu d’orateurs dans lesquels se glissaient les petites « vacheries » et « pics » envers son adversaire politique du moment. Presque un côté « chansonniers » comme on les appréciait jadis, et même sans rancunes !
Ce cru 2013 restera pour moi l’un des plus désagréables.
Cela partait plutôt bien, après une visite d’un salon bien garni, varié, renouvelé, gai, des gougères à la truffe fraiche à vous renverser, la première intervention du Délégataire de Service Public Gilles CREMILLEUX axée totalement sur sa volonté de faire de ce lieu une locomotive économique pour le département, suivi par un Guy FEREZ qui sur le même registre se félicitait de ce nouveau souffle impulsé par ce délégataire et dévoilait déjà quelques idées qui s’inscriront dans le plan de mandat prochain, le ton semblait donné.
Puis, « plouf ! » ce fut le tour d’un André VILLIERS, qui commença son intervention par un dicton rural qui aurait été mieux venu la veille dans ce salon au thème agricole qu’en ce jour où les femmes étaient à l’honneur ! Le Président du Conseil Général était hors-jeu dans son propos ; son objectif n’étant que de vouloir réagir aux articles de presse et probablement aux débats de la veille lors du Conseil Municipal de la Ville d’Auxerre, sur les sujets de Domanys et EPCC tout particulièrement. A force de vouloir minimiser les erreurs de ses proches, expliquer que les problèmes sont ailleurs, que les coupables sont à la tête de l’Etat, il renforce l’impression de « perdre pieds » ! Le moment m’a semblé bien mal choisi pour régler des comptes et menacer de se désengager encore plus de la première ville du département. Le public fut particulièrement étonné d’une intervention sans aucun rapport avec l’objet qui nous réunissait !
L’enchainement fut sans grand intérêt, lorsque le Député se lança avec des slogans de « l’audace », « prendre en main son destin » … du manuel du petit énarque … chacun commençait à s’impatienter.
Difficile, dans ce contexte de conclure, pour le nouveau Directeur de Cabinet du Préfet qui s’est voulu apaisant !