Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
30 Janvier 2011
Ce vendredi lors de la Plénière était à l'ordre du jour le budget de redynamisation du site de Joigny.
Bruno Gervier a indiqué la position du groupe en s'appuyant sur les éléments partagés avec nos amis politiques de Joigny.
Nous avons naturellement voté cette délibération mais il me semble utile de partager avec mes lecteurs l'éclairage que nous a donné Nicolas Soret.
Le départ du 28ème Groupe Géographique, soldant la présence de l’armée dans la ville depuis plus de 2 siècles, a été décidé dans le cadre de la réforme de la carte militaire. Sans aucune concertation des élus locaux, bien-sûr. Sans que cette réforme ait été faite dans une vision plus large des forces militaires à l’échelle européenne d’ailleurs.
Jean-Marie Rolland, comme Pierre Bordier (mais pas André Villiers, il n’était pas sénateur à cette époque) ont voté cette réforme ; les Joviniens sauront s’en souvenir. Ce sont 410 emplois qui ont disparu, un commerce qui flanche, un marché immobilier qui fléchit, des écoles menacées. Après la réforme de la carte hospitalière (perte de la maternité et de la chirurgie), après la réforme de la carte judiciaire (perte du tribunal d’instance et du tribunal de commerce), ça commence à faire beaucoup….
- L’essentiel du CRSD est bâsé sur du développement économique, ce qui est essentiel puisque l’objectif est de recréer des emplois,
- Son écueil principal vient du timing : nous avons 3 ans pour réussir, alors que Philippe Auberger n’a laissé aucune réserve foncière, qu’il faut sortir une ZA de terre (sur le village de Béon, dans la continuité de la ZA actuelle dite « de la petite ile » qui est à Joigny), sortir une pépinière…
- Plus précisément, l’écueil vient de la NON-CONCOMMITANCE entre d’une part ce CRSD (aides immobilières pour l’essentiel) qui est sur 3 ans, et les aides fiscales accordées au territoire (nous sommes en zone AFR et en ZRD – Zone de Restructuration Défense) qui courent déjà alors que nos outils ne sont pas sortis de terre. Donc, le risque c’est que quand la ZA de Béon sera là et la pépinière sortie, les entreprises arrivant n’aient plus les dispositifs à leur main, car ils seront éteints).
L’Etat a mis 3 millions d’euros sur la table pour ce crsd, surtout sur l’immobilier (la Ville a obtenu les bâtiments à l’euro symbolique). Le 4ème million d’euros, qu’on doit d’abord à Henri de Raincourt, (même si Marie Louise Fort s’en est glorifiée), est une aide à l’emploi, qui ira aux entreprises.
Donc rien à voir avec les 3 premiers millions !
En fait le CG n’ aide JOIGNY qu’à travers ses dispositifs de droit commun. On aurait pu imaginer, à circonstances tout à fait exceptionnelles, des aides elles aussi exceptionnelles….