Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
18 Octobre 2013
Lors de la séance plénière précédente, le groupe "citoyens solidaires pour l'Yonne", avait ouvert les débats par un vœu destiné à poser les responsabilités de la gouvernance du Conseil Général au sujet du naufrage de Domanys.
Il fallait manifestement pour le groupe UAY renvoyer l'ascenseur et la communication récente de la future organisation des cantons donnait l'occasion à cette majorité départementale de retrouver un terrain d'entente ... qui ne durera guère, car si en ce jour, ils arboraient fièrement un badge intitulé "touche pas à ma campagne" (y compris le chauffeur du Président !!!), chacun pensait plus exactement "touche pas à mon mandat" !
Et les querelles entre eux sont attendues après les municipales.
Tout changement s'accompagne de résistances, c’est légitime même si celui-là est pourtant moins pire que celui prévu par le gouvernement précédent, qui rayait purement et simplement la collectivité "département" de la carte !
Par contre lorsque Jean Baptiste Lemoyne demanda une « minute de silence » pour manifester la désapprobation du nouveau redécoupage cantonal, avec le consentement anticipé du Président de cette Assemblée Départementale, les bras m’en sont tombés ! Comment oser se servir d’un tel symbole que la « minute de silence » à des fins partisanes ? Il ne me semble pas inutile, en ces circonstances d’en rappeler les VALEURS et l’histoire pour notre pays.
Le 25 octobre 1919, à la veille du premier anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, est votée une loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la Grande guerre, adoptée par le Parlement et promulguée par le Président du Conseil des Ministres et ministre des Affaires étrangères Raymond Poincaré.
Cette loi est à l'origine de la minute de silence, pratiquée pour la première fois le 11 novembre 1919.
Il est des sujets dont on ne devrait pas s'amuser !