Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
27 Octobre 2011
Depuis mon arrivée au Conseil Général, je m'étais habitué, au moment des débats sur les Orientations Budgétaires, à des échanges entre majorité et opposition très partisans. Chacun défendant ses options politiques et au final, tout le monde, ensuite se mettait à la tâche pour essayer de faire au mieux dans des contextes budgétaires de plus en plus contraints.
Cette année les débats furent moins polémiques et j'ai apprécié la transparence dont a fait preuve la majorité et en particulier le Vice Président chargé du budget.
Depuis des années nous dénoncions la détérioration des compensations de l'Etat dans les domaines de transfert des compétences, et à chaque fois par des pirouettes d'arguments, il nous était rétorqué que nous étions dans l'erreur, voire le mensonge, animés par des pratiques politiciennes.
Nous disions que nous allions dans le mur ... le constat : nous y sommes !
Il nous a été indiqué qu'en 2002, l'Aide Personnalisée d'Autonomie (APA, concerne les personnes âgées dépendantes) correspondait à 9,2 millions d'€ pour le CG89, en 2011, nous en sommes à 19 millions ! Ce sont donc 2/3 des dépenses APA qui sont à la charge du département.
12,5 millions d'€ pour le RMI/RSA non compensés, 2,5 millions d'€ dans le champ du Handicap, et voilà au total, presque 34 millions d'€uros qui manquent du fait de transferts de compétences sans réactualisation des budgets.
Et en même temps ce sont 34 millions d'emprunts qui ont été réalisés pour pouvoir investir. Ce qui signifie remboursement CAPITAL + INTERETS ... alors qu'il aurait été possible de faire de l'autofinancement si les "COMPENSATIONS" avaient été au niveau attendu.
Les Débats furent courtois, certains laissant entendre que Gauche et droite depuis 30 ans étaient responsables de toutes ces dégradations financières et en particulier de l'accroissement des Dettes de l'Etat.
Pour mémoire petite synthèse d'un article déjà publié dans ce blog:
en 2002 : fin de la gauche, la dette était de 910 milliards (59% du PIB) et en baisse par rapport à 1997.
en 2011 elle est de 1700 milliards (85% du PIB)
ah, la crise de 2008 : avant : 68% du PIB
Sans les baisses d'impôts décidées depuis 2000, 400 milliards de dettes auraient été évités.
Nous reviendrons bien sûr sur ces questions lors du Débat Budgétaire 2012, mais d'aborder ces sujets avec transparence, c'est appréciable et responsable.
Sur les Orientations Budgétaires, il n'y a pas de vote, juste un avis, mais au moment du Budget ce sera différent.