Premier Adjoint au Maire d'Auxerre
19 Mars 2013
Les élus de la majorité municipale, autour de Guy Ferez, soutiennent le projet de rénovation totale de la Place de l’Arquebuse. Certains y mettent des conditions, d’autres s’inquiètent de telle ou telle option, d’autres regrettent de devoir faire appel à des financements privés … autant d’attitudes légitimes lorsqu’un projet urbanistique de cette importance voit le jour. Ceci témoigne d’une majorité libre, qui débat et fait avancer les réflexions et les projets par la confrontation des idées.
Cependant, et même si la nostalgie d’une époque où cette Place accueillait le « marché aux bestiaux » peut aussi se comprendre, tous les élus de la majorité sont unanimes sur la nécessité de casser cet ensemble bétonné, mal agencé, peu accueillant et totalement inadapté aux besoins et attentes des habitants et visiteurs d’Auxerre.
Ce qui me semble a contrario insupportable ce sont ces "meutes hétéroclites" rassemblées soudainement soit pour des intérêts très individualistes ou (et) pour des intérêts politiciens … cherchez à qui peut profiter le combat contre le projet de l’équipe municipale conduite par Guy Ferez ???
Alors que depuis des années, je n’entends que des critiques sur un marché mal fichu, sur un parking extérieur anarchique, sur des espaces verts sans intérêt si ce n’est pour nos amis les bêtes dont les déjections foisonnent, sur un parking souterrain peu pratique, et un ensemble globalement inesthétique, soudainement cet ensemble devient un « patrimoine historique », avec « un environnement paysager » à préserver, « un espace de respiration », cette place de l’Arquebuse devient le Théâtre des « arquebusiers » de 2013 !!!
En clin d’œil, il me semble « amusant » de faire un retour historique, (à chacun d’interpréter comme il souhaitera) :
Les compagnies de l’arc, de l’arbalète, de l’arquebuse, institutions militaires et bourgeoises, nées des libertés urbaines du Moyen Âge, découlent de la nécessité de se défendre par ses propres moyens. Leurs membres se recrutent par volontariat et cooptation. Au 18e siècle, ces compagnies subsistent mais ont surtout un rôle d’exercices et de jeux militaires. Chaque année, leurs membres s’affrontent publiquement au tir à l’oiseau. Le gagnant était exempté d’impôts pendant un an. Le concours était accompagné de processions publiques et de cérémonies religieuses. Tous les membres ne tiraient pas car, souvent, le but recherché par l’appartenance à une compagnie était surtout la reconnaissance d’une situation sociale. Ces jeux ont été supprimés en 1793. (Source : "Les jeux militaires au 18e siècle, une forme de sociabilité urbaine négligée". Christine Lamarre.)
Le feuilleton du projet de l’Arquebuse vient de s’ouvrir et j’y apporterai ma contribution. Pour cette veille de Conseil Municipal du 20 mars 2013, je vous laisse apprécier par ces quelques photos , le charme de la Place de l' Arquebuse d’aujourd’hui !!!